Depuis 2021, nous intervenons auprès des étudiants du Master Marketing Communication de l’IAE Savoie Mont Blanc autour de la communication responsable.
Ce rendez-vous compte pour nous. Parce qu’il nous oblige à clarifier nos propres convictions. Parce qu’il rappelle qu’avant d’être une affaire de messages, de formats ou de supports, la communication est une responsabilité.
Parce qu’il nous place face à celles et ceux qui feront la communication de demain.
Communiquer c’est accepter une responsabilité
La communication responsable n’est plus un sujet à part. La communication responsable concerne toutes les prises de parole : la manière dont une marque s’engage, recrute, vend, explique, promet ou renonce.
C’est ce que nous cherchons à faire sentir aux étudiants. Avant les méthodes, il y a une prise de conscience : chaque message produit un effet. Il peut éclairer ou simplifier à l’excès. Donner envie d’agir ou entretenir une illusion. Créer de la confiance ou l’abîmer.
Former à la communication responsable, c’est donc moins transmettre une liste de bonnes pratiques qu’apprendre à regarder autrement ce que notre métier met en circulation.
Développer l’esprit critique
La communication responsable demande une vigilance permanente. Les formes de washing se multiplient. Certaines sont visibles. D’autres sont plus discrètes. Elles peuvent naître d’une promesse trop large, d’un mot mal choisi, d’une preuve insuffisante ou d’un engagement raconté trop vite.
Nous ne cherchons pas à apprendre aux étudiants à juger. Nous cherchons à leur apprendre à questionner. Que dit vraiment ce message ? Sur quoi repose cette promesse ? Qui parle ? Qui est concerné ? Qu’est-ce qui est montré, et qu’est-ce qui reste hors champ ?
Ces réflexes sont précieux. Ils permettent d’éviter les maladresses, mais surtout de construire des communications plus justes.
Transmettre pour rester évéillés
Chaque nouvelle promotion nous raconte quelque chose de l’évolution de nos métiers. Il y a quelques années, la RSE était encore un sujet que beaucoup découvraient.
Aujourd’hui, les étudiants arrivent avec des références, des questions, parfois déjà des expériences en entreprise. Leur regard est plus affûté, leurs attentes aussi.
Et c’est une bonne nouvelle ! Elle nous pousse à rester en mouvement. À renouveler nos exemples, à enrichir nos références et à continuer de questionner nos propres pratiques.
Préparer la suite du métier
Les étudiants que nous rencontrons aujourd’hui seront demain chargés de communication, responsables de marque, consultants, responsables RSE, dirigeants peut-être.
Nous ne cherchons pas à apprendre aux étudiants à juger. Nous cherchons à leur apprendre à questionner. Que dit vraiment ce message ? Sur quoi repose cette promesse ? Qui parle ? Qui est concerné ? Qu’est-ce qui est montré, et qu’est-ce qui reste hors champ ?
Ces réflexes sont précieux. Ils permettent d’éviter les maladresses, mais surtout de construire des communications plus justes.
S’ils gardent une chose de ces séances, nous aimerions que ce soit cette attention-là : ne jamais considérer un message comme neutre.
Avant de publier, vérifier. Avant de promettre, regarder les preuves. Avant de convaincre, comprendre ce que l’on engage.
C’est une exigence simple, mais elle change beaucoup de choses. Elle rend la communication plus consciente, plus utile, plus alignée avec les actes.